L’argument anti-mariage homosexuel que je ne veux plus entendre

Depuis la confirmation en juin du Premier Ministre M. Ayrault qu’une loi autorisant le mariage des couples homosexuels seraient effectivement adoptée, comme promis lors de la campagne électorale, par l’Assemblée nationale début 2013, les médias nous abreuvent de témoignages et de réflexions plus ou moins cohérentes sur le sujet.

Si je peux comprendre certains arguments contre le mariage homosexuel de nature religieuse ou spirituelle, il y en a un qui m’irrite au plus haut point et que je souhaiterais instamment ne plus entendre. Il s’agit de celui qui consiste à dresser un bilan du mariage en France, une « institution » de plus en plus remise en question, puisque que la moitié des Français ne sont pas mariés, que beaucoup divorcent, etc. Puis de dire que puisque le mariage n’est plus en vogue, il n’y a aucune raison que les homosexuels se battent pour obtenir ce droit. Ce serait réact’, à l’encontre de la modernité, ou que sais-je. Ce raisonnement représente bien le manque d’arguments de ceux qui souhaitent s’exprimer contre le mariage d’homosexuel.

Certes, le mariage n’est plus une étape obligatoire dans la vie d’un couple, comme il l’était pour la génération de nos grand-parents. C’est même tant mieux, cela signifie que nous sommes, les femmes en particulier, plus libres de décider de notre vie sans pression extérieure. Mais en quoi cela remet-il en cause l’envie de certains couples homosexuels de vouloir se marier ? Et au-delà, il s’agit plus du désir d’avoir le choix de pouvoir se marier ou non.

Si le mariage est caduc, qu’il le soit pour tous. S’il est accepté par la société, qu’il le soit pour tous. L’égalité des droits n’est pas un caprice.

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